Sources et méthode
Nos sources astrologiques
Nos règles et nos citations s’appuient sur un fonds documentaire de 241 œuvres, dont 236 du domaine public, de Ptolémée aux traités du XXᵉ siècle. Cette page nomme les principales, explique comment nous nous en servons et dit ce qui n’en vient pas.
La plupart des sites d’astrologie n’indiquent aucune source. Nous avons fait l’inverse pour les grandes règles techniques (la maîtrise d’une planète, la nature d’un aspect) : elles proviennent de traités identifiables, que vous pouvez consulter vous-même. Une partie de nos interprétations relève en revanche de notre propre rédaction, sans être rattachée à un passage précis.
Pourquoi une bibliographie sur un site d’astrologie
Un contenu qui affirme sans jamais citer se prive de tout moyen de vérification. En astrologie, où l’à-peu-près domine, adosser les règles à une source primaire, et dire quand un texte n’en a pas, est le plus sûr moyen de rester honnête et cohérent d’une page à l’autre.
Ces 241 œuvres constituent notre fonds documentaire. Elles couvrent la doctrine antique (dignités, décans, aspects), la tradition anglaise du jugement du thème, l’école française savante et praticienne, et les manuels modernes de planète en signe et en maison. Nous en présentons ci-dessous les 28 principales, correctement identifiées.
Antiquité et sources classiques
Les traités fondateurs qui fixent le vocabulaire de l’astrologie occidentale : dignités, natures des planètes, aspects, décans.
- Claude Ptolémée, Tétrabible (Tetrabiblos), traduction J. M. Ashmand (IIᵉ siècle / éd. 1822). La référence matricielle : maîtrises, natures planétaires, classement des aspects. Consulter la source
- Firmicus Maternus, Matheseos libri VIII (IVᵉ siècle). Somme latine tardive : maisons, décans, sorts et interprétations. Consulter la source
Transmission médiévale et Renaissance
La chaîne arabo-latine qui a conservé puis prolongé la doctrine antique jusqu’aux humanistes.
- Al-Qabīsī (Alcabitius), Libellus isagogicus (Alchabitius cum commento) (Xᵉ siècle / éd. 1502). Manuel d’introduction arabe, socle de l’enseignement médiéval européen. Consulter la source
- Jean de Séville (Johannes Hispalensis), Epitome totius astrologiae (XIIᵉ siècle). Compilation de la tradition arabo-latine, très diffusée. Consulter la source
- Jérôme Cardan, Commentaire du Quadripartitum de Ptolémée (1554). Relecture humaniste de Ptolémée par un médecin-mathématicien du XVIᵉ. Consulter la source
- Abraham ibn Ezra, The Astrological Works (XIIᵉ siècle). Le corpus astrologique hébraïque médiéval, pont entre mondes arabe et latin. Consulter la source
Tradition anglaise classique (XVIIᵉ siècle)
L’âge d’or de l’astrologie anglaise, où la méthode de jugement du thème est fixée en langue vernaculaire.
- William Lilly, Christian Astrology (1647). La somme de référence : dignités essentielles, jugement horaire et natal. Consulter la source
- Henry Coley, Genethlialogia, or the Genethliacal Part of Astrology (1668). Manuel du thème de naissance, dans la lignée de Lilly. Consulter la source
- John Gadbury, A Collection of Nativities (1662). Recueil de thèmes réels : une approche empirique de l’interprétation. Consulter la source
École française
La tradition francophone, savante et praticienne, qui donne son vocabulaire exact au contenu du site.
- Auguste Bouché-Leclercq, L’astrologie grecque (1899). La référence savante sur la doctrine antique : décans, aspects, maisons, dignités. Consulter la source
- Alfred Maury, La magie et l’astrologie dans l’Antiquité et au Moyen Âge (1860). Histoire critique de l’astrologie et de sa place culturelle. Consulter la source
- H. Selva, Traité théorique et pratique d’astrologie généthliaque (1900). La méthode de Morin de Villefranche restituée et commentée. Consulter la source
- Fomalhaut (Ch. Nicoullaud), Manuel d’astrologie sphérique et judiciaire (1897). Technique du thème et règles de jugement. Consulter la source
- Paul Choisnard, Langage astral (traité sommaire d’astrologie scientifique) (1902). La tentative française d’une astrologie statistique et raisonnée. Consulter la source
- Ely Star (Eugène Jacob), Astrologie populaire (1902). Vulgarisation des signes et des planètes pour le grand public. Consulter la source
- Jean Mavéric, La lumière astrale (traité synthétique) (1910). Lecture des maisons et synthèse du thème. Consulter la source
- Jules Evenot, L’ABC de l’astrologie (1906). Initiation pratique, utile pour la pédagogie du site. Consulter la source
École anglaise moderne (XIXᵉ-XXᵉ siècle)
Les manuels qui ont façonné l’astrologie contemporaine : planète en signe, en maison, prévision par directions.
- Raphael (R. C. Smith), A Manual of Astrology (1828). Manuel populaire du XIXᵉ : signes, planètes, maisons. Consulter la source
- Zadkiel (R. J. Morrison), The Grammar of Astrology (1849). Grammaire de référence de l’astrologie victorienne. Consulter la source
- Luke D. Broughton, The Elements of Astrology (1898). Somme américaine dense : maisons, signes, planètes. Consulter la source
- Alan Leo, Astrology for All ; The Art of Synthesis ; How to Judge a Nativity ; The Progressed Horoscope (1899-1912). L’école théosophique : planète en signe, tempéraments, synthèse du thème. Consulter la source
- Sepharial (W. G. Old), How to Make and Read Your Own Horoscope ; Directional Astrology (1900-1921). Pratique moderne du thème et prévision par directions. Consulter la source
- Max Heindel, Philosophic Encyclopedia of Astrology ; The Message of the Stars (1918-1919). Définitions rigoureuses des termes, aspects, planètes et signes. Consulter la source
- C. de Saint-Germain, Practical Astrology (1901). Méthode pratique et pédagogique. Consulter la source
- Rosa Baughan, The Influence of the Stars (1889). Pratique victorienne des maisons, signes et planètes. Consulter la source
Références et histoire
Les sources encyclopédiques et historiques qui situent l’astrologie dans son contexte, pour un traitement honnête.
- Encyclopædia Britannica (11ᵉ éd.), Articles « Astrology » et « Zodiac » (1911). Synthèse encyclopédique historique et définitionnelle. Consulter la source
- Franz Boll et Carl Bezold, Sternglaube und Sterndeutung (1918). Histoire savante allemande de la croyance astrale. Consulter la source
- Theodore O. Wedel, The Mediæval Attitude toward Astrology (1920). L’astrologie dans la culture médiévale, particulièrement en Angleterre. Consulter la source
Comment nous utilisons ces sources
Ces textes servent à ancrer le contenu, pas à le remplacer. Concrètement : une règle traditionnelle (par exemple la maîtrise du Lion par le Soleil, ou le classement des aspects favorables et difficiles) est vérifiée contre la source, puis expliquée dans nos propres mots, avec une note « Fondement » qui renvoie au traité concerné.
Nous n’inventons jamais de citation : quand une phrase d’un auteur est reproduite, elle vient du texte cité. Une note « Fondement » ou « D’après » rattache en revanche un bloc à une règle ou à une tradition ; elle ne garantit pas chacune des phrases qui l’entourent, et une partie de nos textes reste de la rédaction propre à Astrologix. Là où la tradition est muette ou divisée (la compatibilité amoureuse moderne, par exemple), nous cherchons à le dire plutôt qu’à faire semblant.
Enfin, ces œuvres reflètent l’état des connaissances de leur époque. Nous les traitons comme des sources historiques et symboliques, jamais comme une preuve scientifique. Notre méthodologie de calcul et notre responsabilité éditoriale précisent le reste.
Questions fréquentes
Questions fréquentes sur nos sources
D’où viennent vos interprétations astrologiques ?
Les règles techniques et les citations viennent d’un fonds de 241 œuvres, dont 236 du domaine public, de Ptolémée (Tétrabible) aux traités du XXᵉ siècle. Une partie des interprétations est rédigée par Astrologix sans être rattachée à un passage précis.
Ces sources prouvent-elles que l’astrologie fonctionne ?
Non. Ce sont des sources historiques et symboliques qui fixent une tradition. Aucune étude scientifique contrôlée n’a démontré la valeur prédictive de l’astrologie, et nos contenus ne prétendent pas le contraire.
Puis-je consulter ces ouvrages moi-même ?
Oui pour la bibliographie ci-dessus : chaque entrée renvoie directement à une œuvre du domaine public accessible en ligne (Gutenberg, archive.org, Wikisource). Certaines pages citent aussi des auteurs modernes encore protégés, sans reproduire leurs ouvrages.
Inventez-vous des citations pour faire sérieux ?
Non. Les citations affichées sont reproduites du texte cité. Une note de source rattache un bloc à une règle, sans garantir chaque phrase, et une partie de nos textes relève de notre propre rédaction.
Pourquoi surtout des ouvrages anciens ?
Parce que le domaine public garantit que nous pouvons les citer et nous y appuyer librement, et parce que ces classiques fixent la doctrine que les manuels récents ne font que reformuler. Les œuvres sous droits ne sont pas reproduites sur le site.