Sources et méthode
Nos sources astrologiques
Nos interprétations ne sortent pas de nulle part. Elles s’appuient sur un fonds de 85 œuvres du domaine public, de Ptolémée aux traités du début du XXᵉ siècle. Cette page nomme ces sources et explique comment nous nous en servons.
La plupart des sites d’astrologie n’indiquent aucune source. Nous avons fait l’inverse : chaque grande règle que nous utilisons (la maîtrise d’une planète, la nature d’un aspect, le sens d’une maison) provient de traités identifiables, que vous pouvez consulter vous-même.
Pourquoi une bibliographie sur un site d’astrologie
Un contenu qui affirme sans jamais citer se prive de tout moyen de vérification. En astrologie, où l’à-peu-près domine, adosser chaque affirmation à une source primaire est le plus sûr moyen de rester honnête et cohérent d’une page à l’autre.
Ces 85 œuvres constituent notre fonds documentaire. Elles couvrent la doctrine antique (dignités, décans, aspects), la tradition anglaise du jugement du thème, l’école française savante et praticienne, et les manuels modernes de planète en signe et en maison. Nous en présentons ci-dessous les 28 principales, correctement identifiées.
Antiquité et sources classiques
Les traités fondateurs qui fixent le vocabulaire de l’astrologie occidentale : dignités, natures des planètes, aspects, décans.
- Claude Ptolémée, Tétrabible (Tetrabiblos), traduction J. M. Ashmand (IIᵉ siècle / éd. 1822). La référence matricielle : maîtrises, natures planétaires, classement des aspects. Consulter la source
- Firmicus Maternus, Matheseos libri VIII (IVᵉ siècle). Somme latine tardive : maisons, décans, sorts et interprétations. Consulter la source
Transmission médiévale et Renaissance
La chaîne arabo-latine qui a conservé puis prolongé la doctrine antique jusqu’aux humanistes.
- Al-Qabīsī (Alcabitius), Libellus isagogicus (Alchabitius cum commento) (Xᵉ siècle / éd. 1502). Manuel d’introduction arabe, socle de l’enseignement médiéval européen. Consulter la source
- Jean de Séville (Johannes Hispalensis), Epitome totius astrologiae (XIIᵉ siècle). Compilation de la tradition arabo-latine, très diffusée. Consulter la source
- Jérôme Cardan, Commentaire du Quadripartitum de Ptolémée (1554). Relecture humaniste de Ptolémée par un médecin-mathématicien du XVIᵉ. Consulter la source
- Abraham ibn Ezra, The Astrological Works (XIIᵉ siècle). Le corpus astrologique hébraïque médiéval, pont entre mondes arabe et latin. Consulter la source
Tradition anglaise classique (XVIIᵉ siècle)
L’âge d’or de l’astrologie anglaise, où la méthode de jugement du thème est fixée en langue vernaculaire.
- William Lilly, Christian Astrology (1647). La somme de référence : dignités essentielles, jugement horaire et natal. Consulter la source
- Henry Coley, Genethlialogia, or the Genethliacal Part of Astrology (1668). Manuel du thème de naissance, dans la lignée de Lilly. Consulter la source
- John Gadbury, A Collection of Nativities (1662). Recueil de thèmes réels : une approche empirique de l’interprétation. Consulter la source
École française
La tradition francophone, savante et praticienne, qui donne son vocabulaire exact au contenu du site.
- Auguste Bouché-Leclercq, L’astrologie grecque (1899). La référence savante sur la doctrine antique : décans, aspects, maisons, dignités. Consulter la source
- Alfred Maury, La magie et l’astrologie dans l’Antiquité et au Moyen Âge (1860). Histoire critique de l’astrologie et de sa place culturelle. Consulter la source
- H. Selva, Traité théorique et pratique d’astrologie généthliaque (1900). La méthode de Morin de Villefranche restituée et commentée. Consulter la source
- Fomalhaut (Ch. Nicoullaud), Manuel d’astrologie sphérique et judiciaire (1897). Technique du thème et règles de jugement. Consulter la source
- Paul Choisnard, Langage astral (traité sommaire d’astrologie scientifique) (1902). La tentative française d’une astrologie statistique et raisonnée. Consulter la source
- Ely Star (Eugène Jacob), Astrologie populaire (1902). Vulgarisation des signes et des planètes pour le grand public. Consulter la source
- Jean Mavéric, La lumière astrale (traité synthétique) (1910). Lecture des maisons et synthèse du thème. Consulter la source
- Jules Evenot, L’ABC de l’astrologie (1906). Initiation pratique, utile pour la pédagogie du site. Consulter la source
École anglaise moderne (XIXᵉ-XXᵉ siècle)
Les manuels qui ont façonné l’astrologie contemporaine : planète en signe, en maison, prévision par directions.
- Raphael (R. C. Smith), A Manual of Astrology (1828). Manuel populaire du XIXᵉ : signes, planètes, maisons. Consulter la source
- Zadkiel (R. J. Morrison), The Grammar of Astrology (1849). Grammaire de référence de l’astrologie victorienne. Consulter la source
- Luke D. Broughton, The Elements of Astrology (1898). Somme américaine dense : maisons, signes, planètes. Consulter la source
- Alan Leo, Astrology for All ; The Art of Synthesis ; How to Judge a Nativity ; The Progressed Horoscope (1899-1912). L’école théosophique : planète en signe, tempéraments, synthèse du thème. Consulter la source
- Sepharial (W. G. Old), How to Make and Read Your Own Horoscope ; Directional Astrology (1900-1921). Pratique moderne du thème et prévision par directions. Consulter la source
- Max Heindel, Philosophic Encyclopedia of Astrology ; The Message of the Stars (1918-1919). Définitions rigoureuses des termes, aspects, planètes et signes. Consulter la source
- C. de Saint-Germain, Practical Astrology (1901). Méthode pratique et pédagogique. Consulter la source
- Rosa Baughan, The Influence of the Stars (1889). Pratique victorienne des maisons, signes et planètes. Consulter la source
Références et histoire
Les sources encyclopédiques et historiques qui situent l’astrologie dans son contexte, pour un traitement honnête.
- Encyclopædia Britannica (11ᵉ éd.), Articles « Astrology » et « Zodiac » (1911). Synthèse encyclopédique historique et définitionnelle. Consulter la source
- Franz Boll et Carl Bezold, Sternglaube und Sterndeutung (1918). Histoire savante allemande de la croyance astrale. Consulter la source
- Theodore O. Wedel, The Mediæval Attitude toward Astrology (1920). L’astrologie dans la culture médiévale, particulièrement en Angleterre. Consulter la source
Comment nous utilisons ces sources
Ces textes servent à ancrer le contenu, pas à le remplacer. Concrètement : une règle traditionnelle (par exemple la maîtrise du Lion par le Soleil, ou le classement des aspects favorables et difficiles) est vérifiée contre la source, puis expliquée dans nos propres mots, avec une note « Fondement » qui renvoie au traité concerné.
Nous n’inventons jamais de citation. Une source n’est mentionnée que si elle appuie réellement l’affirmation, vérification faite dans le texte. Là où la tradition est muette ou divisée (la compatibilité amoureuse moderne, par exemple), nous le disons plutôt que de faire semblant.
Enfin, ces œuvres reflètent l’état des connaissances de leur époque. Nous les traitons comme des sources historiques et symboliques, jamais comme une preuve scientifique. Notre méthodologie de calcul et notre responsabilité éditoriale précisent le reste.
Questions fréquentes
Questions fréquentes sur nos sources
D’où viennent vos interprétations astrologiques ?
D’un fonds de 85 œuvres du domaine public, de Ptolémée (Tétrabible) aux traités du début du XXᵉ siècle. Chaque grande règle est vérifiée contre ces sources avant d’être reformulée dans nos propres mots.
Ces sources prouvent-elles que l’astrologie fonctionne ?
Non. Ce sont des sources historiques et symboliques qui fixent une tradition. Aucune étude scientifique contrôlée n’a démontré la valeur prédictive de l’astrologie, et nos contenus ne prétendent pas le contraire.
Puis-je consulter ces ouvrages moi-même ?
Oui. Toutes les œuvres citées sont libres de droits et accessibles en ligne (Gutenberg, archive.org, Wikisource). Chaque entrée de la bibliographie renvoie directement à la source.
Inventez-vous des citations pour faire sérieux ?
Non. Une source n’est attribuée à une affirmation que si elle l’appuie réellement, vérification faite dans le texte. Là où la tradition est muette, nous le signalons au lieu de fabriquer une référence.
Pourquoi surtout des ouvrages anciens ?
Parce que le domaine public garantit que nous pouvons les citer et nous y appuyer librement, et parce que ces classiques fixent la doctrine que les manuels récents ne font que reformuler. Les œuvres sous droits ne sont pas ingérées.